samedi 3 août 2013

Orage

Comme j'aime parfois écrire de petits textes, ou de petites descriptions, j'écris de temps en temps des petits poèmes. Je n'ai pas la prétention d'être bon, mais j'avais envie d'en publier un ici. N'hésite pas à me laisser tes impressions...
D'orages en dépressions
Des déceptions aux questions

La silencieuse pudeur
D'un homme qui ne sait pas ce qu'il a
Sur une mer qui ne sait pas ce qu'elle veut

Le désir d'échouer
Sur un havre de paix
Et de quitter enfin
Un bateau qui vacillait
Indécis, incertain
Sous la dure houlée

De deux eaux qu'alluma
La passion de deux feux
Me donne le mal de cœur

Mes amis, mes amours, nous n'avons
Jamais vraiment ce que nous désirons

mardi 16 avril 2013

Présentation d'un possible personnage.

J'ai toujours habité en campagne, à 5 kilomètres d'une forêt. Mon père y est mort en chassant lorsque j'avais 15 ans. Ma mère et moi sommes restés seuls durant encore 3 années, au terme desquelles je suis parti vivre en métropole après avoir décroché tant bien que mal un Bac en comptabilité. Elle ne s'est jamais vraiment rendue compte de mon absence : elle et moi ne nous voyions que rarement, car elle consacre tout son temps à son boulot.

Je porte principalement des chemises blanches et des costumes, étant employé dans une grande société de courtage en assurances.
Mes journées sont assez stables. Je me lève le matin à 7h30 afin de prendre une douche de 10 minutes, de boire un café (décaféiné, mon cardiologue me déconseille l'alcool et les excitants) et d'aller chercher un croissant chaud à la boulangerie d'en face (pour cela, entre autres, mon appartement est parfaitement situé). J'arrive ensuite au boulot à 8h30, je dis bonjour à la jeune fille de l'accueil qui remarque à peine mon existence, j'attends pendant 5 minutes que mon vétuste ordinateur de bureau daigne s'allumer et je m'attaque enfin à ma pile de dossiers qui ne semble jamais dégrossir. À 10h, nous avons droit à 15 minutes de pause durant lesquelles tout le monde discute des soirées de folies qu'il ne passe pas, et lorsque chacun est rassuré sur la qualité de son existence, tous reprennent le boulot. Pause dîner à 12h30, qui me laisse assez de temps pour aller chercher un sandwich à 20 pas de l'immeuble. La vendeuse de la sandwicherie sourit toujours en me voyant arriver et me gratifie tous les midis d'un "Bon appétit" lorsque je sors de l'établissement. Je dirais que je lui plaît si elle ne le faisait pas à chaque client. À 13h30 pétantes, repu, je reprends mon travail où je l'avais laissé, jusqu'à 17h30, heure au-delà de laquelle je ne suis pas payé. Une fois rentré chez moi je retire mes vêtements et prends à nouveau une douche de 10 minutes. Je n'ai pas de télé ou de console de jeux vidéo. Je n'en veux pas.

En sortant de ma douche, j'enfile un T-shirt, une chemise colorée, et un jeans troué. Je rentre dans ma voiture avec un appareil photo au cou et je commence à rouler quelques kilomètres à travers la ville, la campagne, et enfin la nature sauvage. Je grimpe un léger relief du paysage, que j'ai appelé le "Mont des lumières", et j'attends, un mug de thé vert en main, la tombée de la nuit. Je passe alors des heures à contempler le ciel étoilé et à en prendre des photos. Toutes les questions du monde passent alors par ma tête, avant de s'effacer et laisser place à une grande plénitude. Ma tête se vide et mon corps se répand sur le sol. Chacun de mes soucis s'écoule de moi et vient se piéger dans les aspérités de la pierre sur laquelle je suis allongé... Une fois 2 heures du matin passées, je me relève et retourne silencieusement dans mon appartement de métropole, afin de préparer mon corps à une nouvelle journée de travail.

Je n'ai pas d'ami, une piètre relation avec mon dernier parent encore en vie, aucune femme dans ma vie, un patron qui ne retient de moi que l'argent que je lui rapporte et des collègues étrangement banals. Mais je suis heureux, car toutes les nuits j'existe à travers l'Univers et son silence.
Cliquez pour bonheuriser   ©Ben Canales – à Mont Hood, Oregon.

mardi 5 février 2013

« Qui dit un mensonge en dit cent. »

Le vol, le meurtre, l'adultère, la trahison, ce sont des mots qui effraient. Ce sont des péchés que toute personne équilibrée considère comme horribles. À un tel point que certains, sur cette Terre, en payent les conséquences de leur vie. Mais tous ces actes impliquent ou découlent d'un autre péché, bien moins grave aux yeux de la loi et de nombreux hommes : le Mensonge.

Un enfant qui apprend à marcher tombera et aura mal. C'est cette douleur qui le galvanise, le pousse à réessayer pour vaincre la frustration. Grâce à sa chute, il retient ses erreurs et ne les reproduit plus. C'est en tombant que l'on apprend à marcher.

On aura beau nous avoir expliqué depuis la plus tendre enfance ce qui est mal, tout le monde désobéira au moins une fois et se blessera. Car c'est comme ça que l'Homme apprend et avance.

Ainsi, durant ces deux derniers mois, j'ai appris ce que coûtait le mensonge.

Mentir, cet abus de la confiance d'autrui, n'est jamais le bon choix, quoi qu'il arrive... Car tôt ou tard, directement ou indirectement, le mensonge nous retombe dessus, sans prévenir, et réclame ses intérêts. Même dans le cas du plus crédible des mensonges, la vérité fini toujours par refaire surface, de la manière la plus inattendue qui soit. L'Univers est facétieux, et la réalité n'est pas modelable.

Aujourd'hui, même si je regrette d'avoir menti à des personnes qui me sont très chères, et même si je pense que cette histoire est derrière moi, je ne peux pas m'empêcher de vivre avec la crainte qu'une nouvelle addition se retrouve posée sur ma table, et je peux aujourd'hui affirmer que je ne commettrai plus l'erreur de dissimuler la vérité, même si ça me paraît la meilleure solution sur le coup, même si ça semble être le meilleur moyen de me protéger.

Même le plus intègre des Hommes est susceptible de mentir un jour. C'est pardonnable, c'est humain, et ceux qui cèdent à la tentation ne sont pas pour autant de mauvaises ou de faibles personnes... Mais il est important de faire face aux difficultés.
J'aimerai rajouter une dernière chose. Je désire que tous ceux qui lisent ce message méditent consciencieusement ces mots :

Il peut être facile de ne pas mentir à autrui,
mais il est bien plus difficile de ne pas se mentir à soi-même.

jeudi 8 novembre 2012

L'humour... Mais où court-il?

Ce Vendredi 2 Novembre, au hasard de mon abrutissement devant le poste de télévision, je suis tombé par hasard sur la (re-)diffusion de l'édition 2011 du Montreux Comedy Festival. Moi qui prend toujours plaisir à regarder un spectacle humoristique, je pensais être servi en pouvant regarder carrément un gala du rire, et c'est aussi ce que me faisait croire la description du programme :
Des jeunes humoristes en devenir aux grands noms du rire, le Montreux Comedy Festival a réuni de talentueux comédiens pour une nouvelle édition riche en découverte. Le gala du festival donne carte blanche aux Chevaliers du fiel, duo comique français composé d'Eric Carrière et Francis Ginibre, qui ont choisi de s'entourer pour l'occasion de jeunes talents.

vendredi 2 novembre 2012

Comme un Vague sentiment d'unité...

« Toutes les idées sont tissées sur le canevas de la nuit. »
André Suarès 

À l'heure où j'écris ces mots, il est 2h57, et mes tentatives pour trouver le sommeil sont mises en échec depuis 2 heures par de longues réflexions. Craignant de perdre le fruit de ces réflexions d'ici demain, comme on perd les détails d'un rêve dès le réveil, quitte à ne pas réussir à dormir, je préfère les écrire ici. Ce que tu vas lire est le métal encore chaud de mon esprit, un texte brut écrit sous les étoiles, qui comportera même sûrement quelques fautes, vu ma fatigue. Attends toi à un long article, car lorsque j'écris à chaud, peu m'en faut pour m'emporter...

Grand bibliophage, j'ai trouvé sur ma bibliothèque un livre auquel je n'avais jamais vraiment porté d'intérêt car j'en connaissais déjà l'histoire d'une manière assez complète. Je ne sais pas pourquoi, l'envie ma pris aujourd'hui soir d'en lire une partie avant de m'endormir. Tant mieux ou tant pis.
Ce livre est le roman (je dirais même "la nouvelle") La Vague de Todd Strasser. Ce livre est certainement le plus grand point Godwin que vous puissiez trouver, et pour cause, il romance l'expérience véridique de Ron Jones (appelé Ben Ross dans le roman) de The Third Wave (« La Troisième Vague »), menée en Avril 1967.

mercredi 24 octobre 2012

À faire :

  • Passer mon permis théorique
  • Trouver un job (ou s'inscrire en intérim)
  • [URGENT]Obtenir un visa de travail étudiant pour l'année prochaine au Québec
  • Aller faire des courses
  • Aller acheter les sacs bleus de la ville
  • Téléphoner au propriétaire pour obtenir les sacs jaunes
  • Téléphoner au propriétaire pour qu'il vienne enfin installer une alarme incendie
  • Balayer et nettoyer le sol du studio
  • Ranger le studio
  • Changer l'agencement des meubles
  • [URGENT]Faire remplir le papier par les allocations
  • Renouveler mon abonnement de bus
  • Remettre les TDs de Maths en ordre
  • Remettre les TDs de Physique en ordre
  • Remettre les TDs de Chimie en ordre
  • Écrire la partition de «I'm Very Glad Because I'm Finally Returning Back Home» (← U Jelly?)
 

dimanche 21 octobre 2012

Gratte moi la puce que j'ai dans l'dos

J'ai rencontré l'année dernière, via une amie, un talentueux étudiant en musique. Je t'invite d'ailleurs à t'en faire un avis propre en visitant sa chaîne Youtube. Il joue, à ce que je sache, du piano, du ukulélé et du xylophone Glockenspiel (il se fera un plaisir de me rappeler si j'ai oublié quelque chose |EDIT : Je n'ai rien oublié, finalement). Je tiens aussi à le préciser : c'est  quelqu'un de bien ;-).

Gamme de do

Au moment où je l'ai rencontré, lui et toute une flopée de personnes aussi différentes qu'intéressantes, je m'essayais personnellement à l'harmonica. J'en fais toujours, mais de manière beaucoup moins intensive, n'arrivant pas à palier au problème des bends (d'ailleurs, si quelqu'un a des conseils à me donner dans cette technique, je suis preneur). Comme souvent lorsque je rencontre quelqu'un de meilleur que moi dans un domaine, j'ai envie de pouvoir l'égaler, voire le dépasser. Ce n'est certes qu'un fantasme, on ne peut pas être bon en tout, et bien heureusement. Mais ça me me pousse à varier mes activités, et me motive à élargir le champ de mes capacités. J'ai donc naturellement redoublé d'efforts avec mon harmonica, sans grands résultats.
Les vacances sont arrivées, 2 mois bien mérités pour marquer la fin d'une année scolaire plutôt difficile... Et lorsqu'à la rentrée je l'ai revu, une idée, ou plutôt un souvenir, s'est manifesté dans ma tête : je faisais de la flûte traversière, il y a bien longtemps, lorsque j'avais... 13, 14 ans?